Sur ma table de chevet : Une machine comme moi de Ian Mc Ewan

J’ai découvert Ian McEwan lors de son passage à La Grande Librairie il y a quelques semaines et j’étais très intriguée par son livre Une Machine comme moi. Il faut dire que le résumé était plutôt alléchant avec un couple accueillant un android doté de toutes les caractéristiques humaines au sein de leur foyer. A l’ère ultra numérique dans laquelle nous vivons, où tous les fantasmes à ce sujet sont exacerbés, j’étais curieuse de découvrir comment ce qui semble nous arriver sur le coin du nez pouvait être traité et « inventé ».

J’ai été malheureusement très déçue ! Ce qui me fait accrocher à un livre, quelque soit son sujet ou son univers, ce sont les personnages. Il suffit que je ressente empathie ou antipathie pour vouloir poursuivre (absolument) ma lecture. Et là, pour mon plus grand désarroi, j’ai été totalement hermétique aux personnages, à tous les personnages. Que ce soit Charlie – le héros si on peut dire-, Adam (l’androide) ou Miranda.

Je n’ai éprouvé qu’un sentiment de vacuité tout au long de ma lecture. Les personnages m’apparaissaient lointains, peu présents dans leur propre histoire et même si le sujet de fond est très intéressant et qu’il y a des passages réussis, je me suis passablement ennuyé du début à la fin.

Je sais que dans toute lecture, il y a une part de projection personnelle, de fantasme dû à notre propre vision de l’histoire, souvent faite après lecture du résumé. Et là je dois avouer que je m’attendais à la dissection d’un couple qui vit l’arrivée d’un robot, tout ce qu’il y a de plus humain physiquement et avec des capacités intellectuels des plus perfectionnées, dans leur vie. Alors il y a bien sur ce passage-là  sauf que le couple n’existe pas réellement au début de l’histoire puis ce sujet sur fond de trio est vite mis de coté pour des histoires secondaires qui m’ont laissé perplexe.

Ce qui m’a gêné je pense dans cette lecture c’est le manque de chaleur des personnages. Le couple se forme au tout début mais sur des raisons étranges, s’ensuit un trio décalé puis un enfant sur fond d’une histoire de tribunal pour la jeune femme. Sans doute le personnage finalement le plus mystérieux de ce roman. J’ai été dubitative sur des tas de choses mais je n’ai pas accroché à ce couple et c’est je pense ce qui a rendu ma lecture plus laborieuse.

On est aussi dans une dystopie – ou uchronie si on est plus tatillon sur les définitions-. Nous sommes donc en 1982, Alan Turing est toujours vivant et d’ailleurs très impliqué dans cette génération d’androids introduits dans les foyers riches, les anglais ont perdu la guerre des Malouines et les Beatles sont toujours ensemble…. Donc de la fiction pure et dure. Je dois d’ailleurs avouer avoir été plus intéressée par ces épisodes et avoir adoré les réflexions d’Alan Turing plutôt que par les héros du roman.

Je ne sais pas si je suis passée à coté de quelque chose (sans doute que oui si j’en crois toutes les critiques dithyrambiques que j’ai pu lire !) mais, vous l’aurez compris, je n’ai pas été conquise par Une machine comme moi pour ma plus grand frustration !

Je serai curieuse de lire vos avis si vous l’avez déjà lue !

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